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Le bruissement des possibles, Antoine Boisclair

Que ce soit dans la ville, dans la forêt, sur la plage ou dans un bouchon de circulation, il est ici question d’une conscience confrontée au rétrécissement du monde, à l’uniformisation globalisante de l’imaginaire, mais aussi d’un chuchotis persistant qui révèle, pour peu qu’on s’y attarde, la diversité foisonnante du sensible. Méditatif, lyrique et ironique, le poème cherche à isoler du grand babillage mondialisé le murmure du sens.

Durant tout un dimanche après-midi,

j’ai ainsi repeint un mur pour faire le vide.

J’ai étendu de larges bandes blanches

au milieu d’une chambre ensoleillée.

Du blanc comme un commencement perpétuel.

Du blanc pour faire du blanc.