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son de l'or, Ambroise Lombard

Pour que la parole sonne, il faut – on le sait depuis Rimbaud – une alchimie. Ambroise Lombard, dans son premier livre de poèmes, propose une véritable «transmutation» de l’amour et de la relation à l’autre, du deuil et de la présence des défunts, des paysages et des quatre éléments, en un chant qui impressionne par sa hauteur de ton.

Si le «je» s’efface, si les flammes sont nécessaires à toute épuration, si l’eau, à la fois source de vie et abîme inquiétant, n’est pas le miroir que l’on croit, c’est parce que le poème n’est pas l’image complaisante de son auteur: faire advenir «l’espace qui s’ouvre» relève d’une véritable ascèse, toute entière destinée à l’autre.

Alain Rochat