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Lectures de poèmes

La Poésie est faite pour être lue à haute voix. La diction est un art oublié que la Fondation souhaite remettre à l’honneur en proposant à un public, aussi divers que possible, la lecture de poèmes par des acteurs connus.

 

« Poème sur l’enfance de Victor Hugo et d’Arthur Rimbaud, lus par William Mesguich, à Bruxelles le 30 novembre 2016 »
« Poèmes de Philippe Jaccottet – une poésie de la lumière, lus par Agnès Sourdillon, à Bruxelles le 4 mai 2017 et à Paris le 26 septembre 2017 »

« Daniel Mesguich lira les Fables de La Fontaine ce 14 novembre 2017 » 

 

La Fondation a organisé à Bruxelles le 30 novembre 2016 une lecture de poèmes de Victor Hugo et Arthur Rimbaud par le comédien William Mesguich

 

 

Ces trois dernières années, William Mesguich a mis en scène "Noces de sang" de Garcia Lorca, "Mozart l'enchanteur" et des fables de La Fontaine. Il a joué dans "Noces de sang", "Mozart l'enchanteur”, “Les fables de La Fontaine", Gustave Flaubert dans les "Mémoires d'un fou" (texte de jeunesse de Flaubert),"L'entretien de Pascal et Descartes" de Jean-Claude Brisville,"Des fleurs pour Algernon" de Daniel Keyes,"Pompiers" de Jean-Benoit Patricot, "Hamlet" de Shakespeare et "Le Prince travesti" de Marivaux.

 

Le thème de ce soir est l’enfance et la jeunesse. Pour Hugo, la défense de l'enfant et de la femme a toujours été au cœur de son engagement social (voir Les Misérables, avec Cosette, Fantine, et bien d'autres personnages). La perte de sa fille Léopoldine a évidemment ajouté à cet engagement la dimension personnelle du deuil et de la douleur paternelle. Pour Rimbaud, on peut se souvenir qu'il a été influencé par Hugo dans ses premiers poèmes (on retrouve la dimension sociale dans "Les effarés", par exemple), mais l'enfance, c'est d'abord la sienne, dans l'étouffement familial et provincial, transcendé par l'émerveillement devant la nature mystérieuse ; une enfance que prolonge la jeunesse révoltée, aventureuse, cherchant toujours ailleurs "la vraie vie", "le lieu et la formule", en se vouant à l’errance et à "l'alchimie du verbe".

 

Victor Hugo est né en 1802 et mort en 1885. Formidable auteur, ce fut également un homme politique qui s’opposa frontalement à Napoléon III qu’il qualifiait de Napoléon le Petit. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1951, s’exila à Guernesey. 

Nous commencerons par « Souvenir de la nuit du 4 » extrait des Châtiments qui fait référence au coup d’État du 2 décembre 1852.

Puis nous écouterons deux poèmes extraits des Contemplations (1856), livre du deuil après la mort de sa fille

Nous finirons par deux poèmes extraits de l’Année terrible (1872), « A qui la faute ? » inspiré par l’incendie de la bibliothèque du Louvre par les Communards en 1871 et « Sur une barricade ».

 

Victor Hugo 

  • Souvenir de la nuit du 4
  • Pauca Meae, Livre V
  • Pauca Meae, Livre XIV
  • À qui la faute ?
  • Sur une barricade

 

Arthur Rimbaud, né en 1854, mort en 1891.

Rimbaud écrit ses poèmes entre 15 ans et 20 ans… Pour lui, le poète doit « se faire voyant ». A 20 ans, il renonce à l’écriture pour mener une vie aventureuse. La précocité de son talent et sa vie d’aventurier ont contribué à forger la légende du poète.

Les premiers poèmes furent écrits lorsqu’il était en première, à 15 ans. Réunis sous le vocable de Cahiers de Douai, on trouve : « Les effarés » et « ma Bohème ».

A 17 ans, il écrit « Les poètes de 7 ans » et un de ses chef d’œuvre, le « Bateau ivre » poème qui "a de la gueule", pardonnez-moi l'expression mais là elle convient, lorsqu'il est dit à voix haute ! Tout y est rythme, échos sonores accompagnant le déroulement de la vision et la chute évoquant le petit garçon lançant son bateau de papier sur une flaque, est proprement bouleversante. 

Enfin, dans son recueil Illuminations, écrit entre 1873 et 1875 figurent les poèmes : « Aube », « Enfance III « et « Enfance IV ».

  

Arthur Rimbaud :

  • Ma bohème
  • Les effarés
  • Le bateau ivre
  • Les poètes de sept ans
  • Enfance III
  • Enfance IV
  • Aube

 

       

 

La Fondation a organisé le 4 mai 2017 à Bruxelles et le 26 septembre 2017 à Paris une lecture de poèmes de Philippe Jaccottet, intitulée "une poésie de la lumière", par la comédienne Agnès Sourdillon.

  

Elève d’Antoine Vitez, Agnès Sourdillon a joué depuis les années 1990 dans une cinquantaine de spectacles, parcourant le répertoire classique et contemporain, avec des metteurs en scène tels qu’Alain Ollivier, Didier Bezace, Patrice Chéreau, Claudia Stavisky, Jérôme Bel, Michel Didym ou la compagnie tchèque des Frères Forman ... Elle a traversé sept grands spectacles avec Valère Novarina et partage également une fidélité de travail avec le metteur en scène Charles Tordjman et un compagnonnage avec des écrivains comme François Bon, Antoine Volodine, Bernard Noël, Yves Pagès, Arno Bertina … En outre, elle se consacre volontiers à de courtes formes expérimentales consacrées à des écritures contemporaines, tant dans le domaine de la poésie que du burlesque, ou approchant la danse et la musique. Elle prête régulièrement sa voix aux ondes de France-Culture et fait quelques échappées belles du côté du cinéma et de la télévision.

  

Aujourd’hui, le défi est grand. Pour deux raisons.

 

La première est que Philippe Jaccottet est un poète contemporain, né en Suisse en 1925 et installé depuis 1953 dans la Drôme. Invité discret des anthologies de la poésie française avant que son œuvre ne soit éditée par la Pléiade en 2014, vous pouvez ne l’avoir jamais rencontré et il est peu probable que vous connaissiez ses poèmes par cœur.

 

La deuxième est que la poésie de Jaccottet est une poésie juste, sans feinte, sans apprêt, sans masque. Elle s’offre sans détour, éveillant la confiance chez son lecteur. Sans doute, suggère le poète Jean Starobinski, « en raison de la règle que Jaccottet s’impose à lui-même, et qui l’oblige à se porter caution de chaque mot qu’il écrit : il fait bonne garde contre l’outrance, la solennité, la grandiloquence ; il se défie des trop brillantes images ; il a horreur de la gratuité. » Dans chaque mot, nous discernons la faveur presque inespérée dont il procède, mais aussi l’assentiment (parfois tremblant) qui en assure la validité et qui l’autorise à s’inscrire sur la page.

 

 

Programme :

  • Poème inédit de Pensées sous les nuages (1983). Préface de la Pléiade « Ce bleu qui gagne, presque noir, mais transparent comme l'eau … »
  • A la lumière d’hiver (1977), « Nuages de novembre… »
  • La Promenade sous les arbres (1957), NOTE II
  • L’Ignorant (1957), « LA VOIX »
  • Observations et autres notes anciennes (1947-1962), « Oiseaux plus loin »
  • A la lumière d’hiver (1977), « Dis encore cela… »
  • Cahier de verdure (1990), « Le cerisier » (extraits)
  • Pensées sous les nuages (1989), « Maintenant nous montons dans ces chemins de montagne … »
  • Après beaucoup d’années (1994), « Au col de Larche » (extraits)
  • Après beaucoup d’années (1994), « Après beaucoup d’années » (extraits)
  • Après beaucoup d’années (1994), « Notes nocturnes »
  • Pensées sous les nuages (1983), « A Henry Purcell » (fragment)

 

 

L'événement fut diffusé sur Facebook Live et quelques extraits sont disponibles ci-dessous.

Vous pouvez aussi vous rendre sur la page Facebook de la Fondation pour la Poésie en cliquant ici.